Adossée au Laboratoire d’excellence Innovations et transitions territoriales en montagne (Labex ITTEM), cette chaire de recherche de la Fondation Université Grenoble Alpes a pour objectif d’observer, comprendre et analyser les nouvelles exigences socio-environnementales et les changements globaux liés à la crise écologique afin de faciliter les démarches de transition en cours de la filière forêt-bois dans les territoires de montagne.
Les forêts alpines sont perçues comme un espace naturel par excellence et un réservoir de biodiversité, mais elles constituent aussi un espace d’interaction entre humains et écosystèmes (fonctions écologiques, sylvicoles, paysagères et récréatives). La filière forêt-bois est en grande partie responsable de la gestion et de l’aménagement des forêts alpines depuis plusieurs centaines d’années et se retrouve confrontée aux changements globaux et aux nouvelles exigences sociétales.
Premièrement, les changements climatiques en cours ont des effets sur les forêts et leur gestion : feux de forêt, tempêtes, attaques de nuisibles tels que les scolytes, etc. Le changement climatique apparaît donc comme une menace pour les forêts alpines et un vecteur de crises pour la filière forêt-bois. Deuxièmement, les forêts se voient attribuer la nouvelle fonction d’outil de lutte contre le changement climatique. Cette attribution entraîne un regain d’intérêt pour les forêts qui se retrouvent au centre d’enjeux politiques et économiques, toute en devant faire face à une recrudescence de critiques.
En lien avec le programme national PEPR-FORESST Résilience des forêts / France 2030, cette chaire de recherche a pour objectif d’analyser la place que les acteurs de la filière forêt-bois occupent dans les transitions des forêts de montagne face aux enjeux publics liés à la crise climatique. Elle s’appuie sur des enquêtes de terrain menées au sein de plusieurs territoires alpins afin de décrypter la complexité des problématiques socio-spatiales touchant les socio-écosystèmes forestiers alpins. Le but est de montrer que la transition forestière passera nécessairement par des stratégies d’adaptations multiples portées par différents acteurs (collectivités territoriales, espaces naturels protégés, organismes de recherche, associations, etc.) aux prises avec les spécificités de chaque territoire.

